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Educablog

Articles avec #pedagogie catégorie

Bienveillance

Publié le 3 Août 2015 par S dans Pedagogie

Pour moi, créer et avoir une bonne relation avec les enfants qui fréquentent mon groupe est essentiel. Cette relation doit permettre à l'enfant d'acquérir une confiance en moi, une confiance en lui ainsi qu'une sérénité. C'est grâce à cette relation qu'il appréciera passer ses journées à la crèche et qu'il pourra créer des relations harmonieuses avec ses paires.

J'ai donc entrepris de nombreuses lectures sur ce thème. Après avoir suivi la formation "efficacité dans les relations I et II", j'ai lu des livres de process com®, de Thomas Gordon et de Linda Adams. Je me suis tournée vers des livres de la discipline positive, de Haim G Ginott, de Adele Faber et Elaine Mazlish. J'y ai retrouvé la psychologie que j'apprécie: éduquer avec bienveillance et exigence. 

La bienveillence est le faite d'être respectueux et encouragaent. L'exigence doit tenir compte des capacités de l'enfant et des circonstances.

Jane Nelsen (dans le livre "la discipline positive", édition poche marabout p. 36) décrit les 5 critères pour identifier une discipline efficace et positive, les voici:

  1. Une discipline simultanément ferme et bienveillante.
  2. Une discipline qui aide les enfants à développer un sentiment d'appartenance et d'importance (être en lien).
  3. Une discipline efficace à long terme (la punition est efficace à court terme, mais elle a des résultats négatifs sur le long terme).
  4. Une discipline qui enseigne des compétences sociales et favorise le développement de personnalités agissant avec respect, intérêt pour les autres, responsabilité et coopération.
  5. Une discipline qui invite les enfants à avoir confiance en leurs capacités et à se servir de leur potentiel personnel de manière constructive.

 Lors de ma pratique, je suis toujours surprise de voir l'impact qu'à une telle pédagogie sur les enfants. Ils sont posés, ils sont créatifs, ils trouvent des solutions inédites à des problèmes (solutions inédites et efficaces), ils sont respectueux des autres, ils acceptent les différences.

J'ai un exemple qui me vient en tête, j'effectuais un remplacement chaque mercredi dans une structure d'accueil, auprès d'enfants de 3 à 4 ans.

Je me trouvais dans la cour avec les enfants, une enfant vient vers moi et me dit: "elles ne veulent pas jouer avec moi."

Je me mets à sa hauteur et lui demande: " Tu souhaites jouer avec quels enfants?".

Elle me montre un petit groupe de filles jouant vers la locomotive (assez grande pour que les enfants puissent grimper dedans et dessus, puissent s'asseoir...). Je la prends par la main et lui dit: "Viens, allons voir comment nous pouvons trouver une solution."

Nous arrivons à la hauteur des enfants. Je leur demande de venir vers moi. Les trois filles viennent à notre hauteur, je leur dis: "Caroline voudrait jouer avec vous."

Joséphine répond: "On n'a pas envie de jouer avec elle."

Je dis à Caroline: "Joséphine n'a pas envie de jouer avec toi."

Ensuite je me tourne vers Joséphine et lui demande: "Pourquoi ne veux-tu pas jouer avec Caroline?"

Joséphine me dit: "Parce que..."

Je continue ma médiation en disant: "qu'est-ce que Caroline fait que tu n'aimes pas?"

Joséphine dit: "Elle ne joue pas comme nous."

Moi: "Elle ne joue pas au même jeu que vous."

Caroline de répondre: "Mais si je joue comme elles."

Je me retourne vers Caroline et lui dis:" comment joues-tu?"

Caroline explique: "Je suis la cheffe et je vais chercher mes chats."

Je me tourne vers Joséphine et lui dis: " Et vous à quoi jouez vous?"

Joséphine dit: "Je suis la maman et les autres se sont mes enfants."

Je me tourne vers Caroline et lui dis: "Est-ce que tu veux jouer avec elles à leur jeu?"

Caroline répond: "Oui."

Joséphine: " Ah non. Elle ne suit jamais notre jeu."

Je demande: "Si tu lui expliques votre jeu et que Caroline est d'accord de jouer comme vous, est-ce qu'elle peut jouer avec vous?"

Joséphine ne dit rien pendant quelques secondes.

Puis elle dit: "D'accord si toi Caroline tu es d'accord de jouer comme nous."

Je demande à Caroline: "Es-tu d'accord?"

"Oui."

Je me déplace et vais vers d'autres enfants. Tout l'après-midi elles ont joué ensemble sans aucun conflit.

Je n'ai pas jugé un seul des enfants, chacun avait leur raison de raisonner à leur manière. Lors que la fillette est venue me voir au début de l'histoire, l'éducateur du groupe m'a dit que Caroline se retrouvait souvent seule à cause de sa manière de jouer qui se différenciait des autres. Etre bienveillante signifie respecter les raisons d'autrui et de lui donner les clefs qui lui manquent pour entrer dans le jeu des autres filles. Je n'ai fait que mettre des mots sur le problème et rendre explicite une situation. Les enfants ont trouvé seuls leurs réponses.

J'aurai pu dire à Caroline: "trouves d'autres enfants qui souhaitent jouer avec toi." ou encore dire à Joséphine: "Ici à la crèche il faut jouer avec tous les enfants." L'impact aurait été bien différent, je n'aurai pas répondu à leurs besoins.

La bienveillance permet aux enfants d'être respectueux de l'autre, d'être tolérant, d'être créatif, de coopérer,... 

Je ne saurai que vous recommander d'essayer, de lire ces livres, de pratiquer, d'oser tester ces "méthodes"... Et de partager vos expériences...

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"le jeu enjeu"

Publié le 31 Mai 2015 par S dans Pedagogie

Je viens de terminer la lecture d'un magnifique livre: "le jeu enjeu. adultes, enfants: vivre ensemble en collectivité" de Jean Epstein et Zaü.

Je resors de cette lecture beaucoup plus riche, des idées plein la tête pour enrichir le matériel que je propose aux enfants et pour "organiser" ma pratique.

C'est un livre que j'ai lu avec beaucoup de plaisir.

Merci Jean Epstein!

 

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Les limites...

Publié le 10 Mai 2015 par S dans Pedagogie

Je termine la lecture de "Pour une enfance Heureuse" de Catherine Gueguen.

A propos des limites, elle écrit : "les limites à lui donner sont les mêmes que les nôtres: ne pas se nuire à soi-même et ne pas nuire aux autres." Les limites sont bien sûr posées pour la sécurité de l'enfant et des autres ainsi que pour la vie en collectivité (bien vivre ensemble). Il est essentiel de les poser avec de la bienveillance, de la patience et de la douceur en s'adaptant au développement de l'enfant. Il est inutile d'ajouter des frustrations, la vie quotidienne en apporte suffisamment.

Je conseille fortement la lecture de ce livre qui apporte des connaissances nécessaires pour éduquer l'enfant. Ensuite je conseille de lire le livre de Thomas Gordon:" Eduquer sans punir". Car ce live permet de mettre en pratique les connaissances scientifiques apportées par C.Gueguen.

Je pratique l'écoute active, la bienveillance et je donne deux limites aux enfants: ne pas nuire à soi-même (se mettre en danger, etc) et ne pas nuire aux autres (prendre en compte l'autre,...). Je pratique: je tiens sur les besoins (qui a un effet concret sur moi ou les autres) et je ne reprends pas les enfants sur les valeurs (dire merci, bonjour, aurevoir, mange d'abord le fruit et si tu finis je te donne le biscuit,...). Après 4 ans je travailles comme ceci: et le résultat est que mon travail est devenu plus riche, ma relation avec les enfants est devenue riche, positive et enrichissante. Et l'atmosphère du groupe est légère, la collectivité devient enrichissante, les possibilités s'agrandissent, s'élargissent, les enfants sont sereins, joyeux, eux-mêmes....

La différence est énorme. Essayez!

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Des articles à lire...

Publié le 30 Novembre 2014 par S dans Pedagogie

Il y a quelques temps je suis tombé sur un numéro de "Métiers de la petite enfance" et un titre m'a intéressée: "Les pleurs de la petite enfance: une question d'attachement?" en deux partie d'Eric Binet.

Je recommande leur lecture qui m'a été très instructive et utile dans mon travail de tous les jours avec les enfants de moins de un an.

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Educatrice c'est un métier?

Publié le 6 Juillet 2014 par S dans Pedagogie

Je me dois d'expliciter ma vision de mon travail. J'accompagne les enfants dans leur vie quotidienne en collectivité.

Cela demande de connaître chaque enfant et d'accompagner chaque enfant individuellement. En effet, pour accompagner un enfant lors d'une frustration, lors d'une tristesse, lors d'un conflit,... Il faut pouvoir entrer en communication avec cet enfant de manière adéquate pour lui et il faut pouvoir lui permettre d'assouvir son besoin ou ses besoins.

Je ne souhaite pas donner des réponses toutes faites aux besoins de l'enfant car chaque personne à sa manière de répondre à ses besoins. Et tant que ses réponses sont adéquates (ne blessent pas les autres, ne fait pas de tord aux autres), elles permettent à cet enfant d'être bien, de se connaître et de l'aider à aller de l'avant. Je les aide à trouver leurs réponses en reformulant leurs propos, leurs gestes, en nommant verbalement leurs émotions et leurs besoins. Les enfants doivent ensuite trouver leurs réponses. Aucune n'est fausse, certaines ne sont pas adéquates pour la collectivité, pour le bien être physique de l'enfant. Si tel est le cas, j'explique à l'enfant pourquoi sa solution, sa réponse à son besoin me fait peur, ne me convient pas, etc.

Je dois être attentive aux besoins de chaque enfant et aux besoins du groupe. Il faut donc trouver des compromis convenants à l'enfant, aux enfants et à la vie en collectivité. Selon moi il y a que très peu d'impératifs dans une vie collective: les repas pris à une certaine heure, les moments de repos collectif (si les enfants dorment dans la salle de vie), les sorties (en effet, pour sortir de la crèche il faut être au moins deux adultes, donc si nous ne sommes que deux adultes à travailler avec un groupe, il faut forcément que tout le groupe sorte ou que tout le groupe reste à l'intérieur) et les heures d'accueil et de départs... Le reste peut s'adapter aux enfants et à leurs besoins.

Chaque enfant se développe selon son rythme et sa personnalité. Lui permettre d'acquérir une confiance en lui, une connaissance de lui et de sortir grandi de ses "échecs", des ses conflits, des moments difficiles.  

Comment j'arrive à travailler dans ce sens? Mes articles sur ce blog vous donne quelques pistes. J'excerce un métier complexe...

 

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Soignons la relation

Publié le 6 Avril 2014 par S dans Pedagogie

Pour moi la relation est primordiale si je souhaite qu'un enfant se sente bien lors de ses journées à la crèche. Je la soigne en respectant l'enfant, sa personnalité et ses besoins. Je passe de nombreux temps individuels avec chaque enfant. Ces moments me permettent de mieux connaître l’enfant. Ils me permettent aussi d’écouter l’enfant, de connaître ses goûts, de connaître les choses qu’ils aiment et pour lui aussi de mieux me connaître.

Partager des moments de jeux, des moments de repas, des moments positifs, partager des découvertes communes permet de construire de la complicité et de montrer à l’enfant que tout ce qu’il fait m’intéresse.

Je montre à l’enfant que lui est important, que sa personnalité enrichit le groupe et qu’il y tient une place à part entière. Le groupe est formé de personnes et de personnalités, chaque adulte en est une ainsi que chaque enfant. L’enfant le compose au même titre que l’adulte et donc que chacun y a une place.

J’essaye de répondre aux besoins de chaque enfant. Lorsque je ne peux pas le faire pour des raisons de vie collective, je reconnais le besoin et même l’envie de l’enfant en verbalisant son besoin, son envie et son émotion.

Mes expériences d’éducatrice m’ont démontrée qu’il est possible de répondre aux besoins des enfants en s’adaptant à eux. La vie en collectivité permet aussi de respecter l’enfant et ses besoins. Des enfants dont je reconnais leurs besoins sont réceptifs aux besoins de la collectivité.

Les enfants ont leur mot à dire. Ce sont eux qui sont présents 9 heures à 10 heures sans coupure à la crèche et souvent pour 5 jours consécutifs. Ne pas les écouter, ne pas leur laisser choisir des activités, ne pas suivre leurs envies (qui sont souvent très raisonnables et qui sont créatives et par la-même très enrichissantes pour les enfants), décider à leur place, leur dicter leurs conduites est pour moi un non sens. Partir de leurs idées, de leurs préoccupations me permet d’enrichir ma pratique, d’enrichir ma créativité, de ne pas tomber dans la routine, d’acquérir d’autres connaissances et d’autres compétences, de partager des vrais moments de bonheurs avec les enfants, de construire une relation basée sur le respect, une relation saine et vraie. Leurs idées et leurs envies me permettent aussi de me faire une idée réelle de leurs compétences et de leur proposer des activités ou du matériel qui leur soit adapté.

J’ai confiance en chaque enfant. Je les connais, mes expériences me permettent de dire que les enfants respectés, écoutés et ayant construits une relation saine sont plus intéressés par effectuer des activités qu’ils apprécient, partager des moments positifs et de plaisirs avec un adulte plutôt que de se mettre en danger en passant outre des consignes…

Une telle relation prend du temps à se construire, chacun doit s’apprivoiser et apprendre à se connaître. Construire une telle relation permet aussi d’être surpris à chaque instant par les enfants, par ne pas avoir une vision stéréotypée ou préconçue de l’enfant. Car à chaque instant la relation change ainsi que ma vision de l’enfant. La construction n’est pas figée, la relation non plus n’est jamais acquise comme dans toute relation. Il faut la nourrir constamment pour qu’elle s’épanouisse et reste positive.

L’adulte est un exemple que les enfants suivent, le respect de chacun, l’écoute et les actes que je fais sont imités par les enfants. C’est l’une de leur manière d’apprendre. Il est donc nécessaire que moi je respecte chacun, que je les écoute, que je les comprenne, que je prenne le temps de construire ces relations. Nécessaire que je ne cherche pas à changer les enfants mais que moi je change mes actes et paroles, que je sois à l’écoute de mes émotions, que je me respecte, que j’apporte moi aussi des idées, que je leur raconte aussi des choses de ma vie, que je leur dise ce que j’aime faire, que je sois vraie… Que je leur montre que chacun d’eux est important et que j’ai plaisir à faire quelque chose avec chacun d’eux. Et que ce que je demande à chaque enfant je le fais… je ne déroge pas aux règles que je fixe aux enfants. Les habitudes que je demande aux enfants je les fais aussi.

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Que cache l'autonomie?

Publié le 1 Janvier 2014 par S dans Pedagogie

(étymologiquement le mot autonomie signifie : qui se régit par ses propres lois)

Je commencerai par vous donner l’exemple de Caroline (2 ans et demi) :

Dans la salle, elle est assise à la table de l’espace créatif. Elle a une craie rouge dans les mains et devant elle se trouve une « ardoise ». Elle se lève va chercher l’éponge sèche dans le tiroir où elle se trouve. Elle marche jusqu'à la porte, l’ouvre et se dirige vars le lavabo. Elle ouvre le lavabo et place la petite éponge sous l’eau. Elle ferme le robinet, serre l’éponge. Elle revient dans la salle, ferme la porte et marche jusqu’à la table de l’espace créatif. Elle s’assied et frotte l’éponge mouillée.

Cet exemple peut paraître très simple. Seulement Caroline a effectué toutes ses actions sans demander quoi que se soit à l’adulte. Les adultes ou autres enfants du groupe n’ont pas, devant Caroline, effectué une seule fois ces actions.  Caroline a elle même pris toutes ses initiatives.

Dans la salle, le matériel à disposition des enfants se trouvent à leur hauteur rangés dans des boites transparentes posées sur des étagères ou dans des boites tiroirs Ikea. L’idéal serait de n’avoir que des étagères avec des boites transparentes. Sur les boîtes j’ai collé une photo du matériel qui s’y trouve (j’ai imprimé ces photos sur du papier à étiquettes transparentes). Les craies ont leur propre petites boites (en plastique semi transparent qui se ferme achetée à la Migros), les crayons et les néo-colores triangulaires ont eux aussi leur propres petites boîtes qui se ferment.  Je suis très rigoureuse sur la place des boîtes. C’est-à-dire que je suis vigilante à ce que chaque boîte soit à sa place (prédéfinie) et que dès que je vois qu’une boîte n’est pas exactement au même endroit sur l’étagère je la replace (imaginer que dans votre cuisine ou votre atelier ou encore dans vos armoires tout changent constamment de place… comment vous en sortiriez vous pour cuisiner, pour vous habiller, pour bricoler, etc.). Ces dispositions permettent aux enfants de voir le matériel, de savoir quel matériel se trouve dans la salle, de connaître leur emplacement, de pouvoir planifier leur jeu et/ou exploration et d’avoir une certaine indépendance. Ceci est une des conditions pour permettre aux enfants d’acquérir une petite autonomie.

A cette condition, j’ajoute celle d’avoir un style démocratique avec les enfants. C’est-à-dire de les écouter, de leur laisser prendre des décisions, des initiatives, de discuter avec eux (choix de l’activité – il m'arrive très régulièrement de demander aux enfants ce qu’ils ont envie de faire – (exemple : à la réunion du matin, je demande aux enfants présents ce matin : « qu’est-ce que vous voulez faire ? » Léa : «  un escargot ». Je continue : « avec quel matériel souhaite tu faire un escargot ? » Gaëlle : «  avec de la pâte à sel. » J’acquiesce et dit : « d’accord alors demain j’amènerai de la farine et du sel et nous ferons de la pâte à sel. »  Le lendemain, nous avons fait ensemble la pâte à sel et puis les enfants Léa en tête sont venu confectionnés des escargots.), construction d’une activité avec eux , etc.). Lorsque je ne peux pas accéder à leurs demandes parce qu’elles ne sont pas réalisables, qu’elles sont dangereuses ou simplement que je ne me vois pas me lancer dans l’activité qu’ils souhaitent. Je leur explique mon point de vue et nous trouvons ensemble une  solution qui convienne à tous.

A ces deux conditions, je joins une troisième : celle de ne donner aux enfants que trois consignes dans la salle (des consignes de sécurité et basées sur des besoins) : ne pas se mettre en danger, ne pas faire mal aux autres enfants et parler doucement.

Tout au long de la journée et lors de mes interactions avec les enfants, je suis attentive à ne pas émettre des commentaires, d’écouter chaque enfant, de me mettre à la place des enfants, de prendre du recul, d’observer un temps avant d’agir, d’observer les enfants, de soutenir leurs jeux et de partager leurs jeux. Toutes ses actions permettent à l’enfant de prendre des initiatives et de gagner de la confiance en lui.

Il faut aussi donner des outils aux enfants pour qu’ils puissent être indépendant de l’adulte.

Pour moi ce sont toutes ces conditions qui permettent à l’enfant d’acquérir de l’autonomie. 

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Et si l'enfant avait droit à des affaires personnelles...

Publié le 18 Décembre 2013 par S dans Pedagogie

Après avoir lu des textes sur le high scope, j'ai réalisé que les enfants n'ont que leur doudou qui leur appartient à la crèche alors qu'il passe en général beaucoup de temps dans ce lieu. La salle est généralement installée, décorée et mise en place par les adultes. Il y a quelques années de cela je me suis demandée ce que je pouvais mettre en place pour permettre aux enfants d'avoir plus d'objets personnels à la crèche. J'ai décidé de confectionner pour chaque enfant un album photo personnel avec les photos de la crèche. Les enfants furent très heureux d'avoir cet objet et demandait souvent qu'un adulte du groupe leur raconte leur album photo. Cette année j'ai introduit à nouveau ces albums photos auprès d'un autre groupe d'enfants de 2 à 3 ans en informant les parents qu'ils pouvaient y placer des photos de leur famille, d'animaux, etc. Cette année encore les enfants ont très souvent été prendre leur album, les regarder, les montrer aux adultes du groupe ou même aux adultes de passage dans le groupe en leur demandant de regarder avec eux leur photo... (J'y ai mis des photos des enfants à la crèche de l'année précédente et de cette année). 

En discutant avec une collègue d'une autre crèche, j'ai appris qu'elle avait mis en place une boîte à trésor pour chaque enfant du groupe. Les enfants pouvaient placer dans cette boîte des objets apporter de la maison. Ils avaient l'accès à leur boîte à trésor et pouvaient prendre les objets joués avec durant la journée. Je trouve cette démarche très intéressante.

 

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Et les émotions...

Publié le 15 Décembre 2013 par S dans Pedagogie

J'ai appris à permettre aux enfants d'exprimer leurs émotions et de faire de l'écoute active avec eux. Cela permet à l'émotion de sortir et à l'enfant de connaître ses émotions, des les reconnaître et de trouver leurs propre besoins qui se cachent derrière leurs émotions. 

Jusqu'à maintenant je commençais mes rassemblements du matin en lisant l'histoire de "Bravo petit poisson" de Guido Van Genechten aux éditions Petit train. Ce livre raconte l'histoire d'un petit poisson qui ressent toutes les émotions simples d'un enfant (fâché, triste, peur,  gêné, excité, courageux, fierté, joie). Puis je continuais en dessinant à chaque rassemblement chaque enfant avec son état émotionnel du moment. Et je faisais évoluer le dessin et ce thème. Au cours de la journée, je nommais les émotions des enfants lors de conflits, de moments de partage.

J'ai découvert depuis peu la marque Kimochis (www.kimochis.com) qui a élaboré du matériel pour parler des émotions avec les enfants. J'ai acquis chez eux des mini peluches représentant des émotions et je vais tester d'ici peu leur utilisation avec un groupe d'enfant de 2 à 3 ans.

Parler avec les enfants de leurs émotions et travailler dans de l'écoute active permet de vraiment comprendre l'enfant et puis d'éviter tous les commentaires qui ne sont pas formateurs ni nécessaires. 

Pour moi, il est important que l'enfant fasse les choses pour lui et non pour l'adulte. Je "bannis" donc les « bravo » et les remplace par des "tu es fier", "tu es content". Ceux-ci ont l'avantage de vraiment partager avec l'enfant son bonheur (le besoin qui se cache derrière la joie, la fierté,... est le partage). J'ai pu observé que si l'émotion que j'énonce est la bonne l'enfant se calme, se sent compris car il se calme de suite (lors d'une frustration) et peut se concentrer pour trouver une solution qui lui convient, qui convient aux autres aussi. Et ceci quelque soit l'âge de l'enfant. J'utilise l'écoute active avec des enfants de 1 an, de 3 ans,... et l'effet est toujours le même. Je recommande la lecture des ouvrages de Thomas Gordon qui permettent de comprendre le fonctionnement d'une telle "attitude éducative".  (livres)

Et les émotions...
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Et l'individu...

Publié le 22 Septembre 2013 par S dans Pedagogie

Au fil de mes lectures et de mes années de travail en crèche, j'ai beaucoup évolué dans ma manière de travailler et de penser. Aujourd'hui, ce qui est primordial, pour moi, dans mon travail est de pouvoir répondre aux besoins individuels de chaque enfant. Cette individualisation des besoins est permise grâce aux pédagogies dites nouvelles ou actives (Montessori, Pikler Loczy, Freinet, Jouer c'est Magique, le High Scope,...). Les espaces de jeux sont pensés pour que l'enfant y retrouve un matériel qu'il peut manipuler selon ses besoins. Le matériel proposé est choisi en observant les expérimentations et les manipulations de chaque enfant. En ce moment dans la salle, j'ai installé 7 espaces: un espace construction-voiture, un espace moteur, un espace dinette, un espace doux, un espace créativité, un espace transvasage et un espace cognitif. (voir article aménagement d'une salle) Le choix de ces espaces a été le fruit de mes observations de l'année précédente (j'ai eu la chance de suivre le groupe d'enfants) et des observations de ce début d'année: ils répondent ainsi aux besoins individuels des enfants. Ces espaces peuvent évoluer, disparaitre ou être moduler en fonction des observations et des besoins individuels des enfants.

L'enfant a la possibilité de se mouvoir à sa guise dans la salle. Il expérimente, manipule, construit, observe,... en suivant ses propres besoins et ses propres envies.

Et le groupe dans tout cela? la collectivité? Il est formé d'individus. Les enfants sont amenés par la force des choses à rencontrer les autres, à se confronter aux autres enfants et aux besoins des autres. J'utilise une méthode de résolution de conflits (voir article approche de résolution de problème) qui tient compte des personnes en conflits et de leurs émotions. Celle-ci permet à l'enfant d'être reconnu dans ses émotions et dans sa personne. Elle permet aussi de trouver une solution qui respecte tous les individus en conflit.

Pour vivre et fonctionner en groupe, il est, pour moi, nécessaire de se connaître et d'être reconnu comme individu par les autres.

 

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